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 silent storm + frances

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MessageSujet: silent storm + frances    Lun 13 Juil - 9:24

lecteurs sensibles, je préfère prévenir de la présence de violences dans ce rp, voilà Arrow

silent storm
ft frances
Assit à son bureau, il doute. Les chiffres sont bon, l'erreur est ailleurs. L'erreur est dans les données. Il a beau être rentré chez lui plusieurs heures auparavant il n'arrive pas à se sortir la tête du travail. Le premier gros client est arrivé. Un entrepreneur souhaitant faire protéger l'intégralité de ses données, un travail monstre qui rembourserait la maison achetée à peine un mois auparavant. Le contrat de l'année pour lui. Mais quelque chose dans le contrat cloche et il ne saurait dire quoi. Ses yeux relisent encore et encore les clauses, les conditions et les chiffres. L'entreprise est sous évalué, l'autre cache quelque chose. Un instant, Adrian songe à prendre son pc et chercher ce qu'il manque. Mais cette intrusion risquerait de lui coûter le contrat. Alors il soupire et il repose les feuilles de papiers soigneusement reliées. Il se cale au fond de sa chaise de bureau là, au milieu des cartons, et soupire. Du travail en plus pour demain. Si lui ça ne le dérange pas, Fran risque de s'agacer à force de le voir rentrer toujours plus tard, de le laisser bosser même les weekend. Un acharné bien trop impliqué pour se laisser du repos, trop inquiet à l'idée de voir tout cela basculer. Aujourd'hui il est rentré tôt pour elle, et elle est absente. Surement en train de faire le tour des écuries. L'idée l'agace. Il ne comprend pas. Sous prétexte de ne pas l'aimer lui, les parents Lennox la foutraient elle à la porte ? Ces gens mériteraient de crever. Mais ce sont ses parents et il va lui falloir les supporter, les charmer même. Malgré deux ans passé à ses cotés, ils sont toujours dubitatifs. Comment ne pas l'être ? L'idée le révulse, mais il comprend. Lui non plus ne se ferait pas confiance. Il n'y a que Frances pour ça, Frances qu'il entend rentrer. Adrian se lève, las, et vient la rejoindre un sourire au lèvre. Toujours aussi belle. Toujours aussi sienne. « Encore parti à l’aventure ? » Il n’arrive pas à croire que bientôt elle sera sa femme. Lui le gamin paumé et sans avenir et elle, la princesse d’ailleurs. Il croise les bras sur son torse, les bras engoncé dans sa chemise d’entrepreneur, bien loin de lui même. Il lui sourit malgré la fatigue. « Je suis rentré plus tôt pour vous Miss Lennox, je crois que ça mérite un baiser non ? » Un sourcil relevé, des yeux rieurs. Une journée banale quoi. Sans même attendre de réponse il tend une main vers elle, prêt à la réceptionner. Elle a l’air fatiguée elle aussi, pas forcément très heureuse. Pas forcément d’excellente humeur. C’est de plus en plus fréquent en ce moment, aussi bien chez lui que chez elle. Malgré la nouvelle maison et le bonheur du couple, certains trucs clochent et foutent un bordel monstre dans leur vie bien rangée. L’emploi de la jeune femme, l’acharnement du brun au travail, les pressions familiales, l’organisation du mariage qui prend du temps, l’ambition de l’un, les déceptions de l’autre, un bazar imprévu, un grain de sable dans le rouage de leur existence parfaite. Un grain de sable qu’il fait semblant d’ignorer pour ne pas tout envoyer balader avec sa force et sa colère. Comme si quelqu’un voulait à tout prit le voir échouer dans son projet d’une vie parfaitement rangée. Des embuches imprévus qui lui tapent sur le système. « Comment ça c’est passé ? » Une question polie plus qu’intéressée. La réponse il l’a connait, et il l’execre.  


Dernière édition par Adrian Echolls le Mer 15 Juil - 19:30, édité 2 fois
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Frances Lennox

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MessageSujet: Re: silent storm + frances    Lun 13 Juil - 12:31

silent storm
ft adrian
Frances admirait l'horizon, assise en silence sur le banc du parc près de chez elle. Elle sortait tout juste d'un entretien avec l'un des directeurs des quelques centres équestres des Hamptons et, comme pour les précédents, n'avait pas voulu d'elle dans son équipe. Il s'était justifié avec tout un tas de chiffres, expliquant des coupes budgétaires mais Frances avait vu derrière les mensonges de cet homme. Ses parents lui mettaient des bâtons dans les roues, refusant qu'elle concoure en leur nom et sabotant ces chances de retrouver une équipe. La seule issue possible à ce conflit était la rupture de ses fiançailles avec Adrian, chose que Frances se refusait de faire. Elle aimait trop son fiancé pour tout mettre à l'air comme l'exigeait ses parents. Et elle aimait trop l'équitation pour arrêter. Poussant un long soupir, la jeune trentenaire regarda un instant ses pieds avant de se lever d'un bond, prête à rentrer chez elle et à affronter son fiancé et l'annonce d'un nouvel échec.
A peine avait-elle passé la porte qu'Adrian avait fait interruption dans la pièce, tout sourire. A la vue de l'homme qui partageait sa vie et qui serait bientôt entièrement sien, Frances ne put s'empêcher de sourire à son tour. « Encore parti à l’aventure ? » Elle ne répond pas à sa question, elle n'est pas vraiment d'humeur. Déposant son sac sur le meuble près de la porte, elle lance un regard à Adrian. Ses yeux s'illuminèrent malgré sa lassitude, il était si beau dans cette tenue là. Les chemises lui allaient tant, rehaussant son teint et autres conneries du genre. Non, ce que Frances pensait vraiment de son homme dans ce genre de tenue, c'était à quel point son sourire charmeur et ses yeux ravissants étaient étonnamment plus sexy que d'habitude, si cela pouvait être possible. « Je suis rentré plus tôt pour vous Miss Lennox, je crois que ça mérite un baiser non ? » Elle sourit, faiblement. Mais elle attrape la main qu'on lui tend et s'avance dans ses bras, déposant un tendre baiser à la commissure des lèvres de son fiancé. « Ça en mérite un, effectivement. » Elle posa ses mains sur les bras de son homme, plongeant son regard dans le sien, transite. Elle était heureuse de le voir à la maison si tôt, elle pourra profiter de lui un peu plus longtemps. Mais ses problèmes pesant toujours au-dessus de sa tête, les épaules de Frances étaient trop lourdes pour elle. Elle ferma les yeux un instant, posa son front contre lui, désireuse de se laisser aller et de tout oublier : ses parents, leur ultimatum et leurs diverses manigances. Elle se revoyait encore il y a quelques années, enfant d'ailleurs chérie par des parents comblés. Et voilà qu'elle devenait à son tour le mouton noir de la famille, même si les ponts n'avaient pas encore été tous coupés. « Comment ça c’est passé ? » Doucement, il la tira de ses pensées, de ce petit moment de tranquillité qu'elle s'était trouvé entre ses bras. Reculant lentement, elle rouvrit les yeux, détourna le regard de ce visage parfait. « Comme à chaque fois. » souffla-t-elle, revenant durement à la réalité. « Je commence à en avoir marre de mes parents. » poursuivit-elle alors qu'elle se dirigeait dans le salon de leur récente maison, découvrant les divers cartons éparpillés un peu partout. « Tu n'as pas trouvé le temps de ranger ? » demanda-t-elle, un peu trop sèchement, alors qu'Adrian la rejoint. Elle aurait aimé emménagé dans une maison déjà propre, et meublée, sans avoir tout le travail à faire. Mais Frances a pris son envol et ne dépendait plus de ses parents et de tous les avantages que procuraient le nom Lennox. Le travail, c'était désormais à elle de le faire.

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MessageSujet: Re: silent storm + frances    Lun 13 Juil - 14:16

silent storm
ft frances
Elle semble si lasse, si défaitiste. Là, devant lui, Fran ne se ressemble pas. La douce et forte princesse n’est plus rien qu’inquiétude et abandon, et il déteste ça. Elle sourit pourtant et il comprend l’effort réalisé. Se créer un masque pour le plaisir de l’autre, se mentir à soi même pour ne pas lui faire peur. Ne surtout pas avoir l’air d’avoir des problèmes, ne surtout pas avoir l’air abattu. Ne surtout pas avoir l’air humain. Ce masque, il passe son temps à l’enfiler. Chez elle il parvient à le reconnaitre, à deviner les problèmes qui s’y cachent. Parfois la chose est compliqué, parfois non. Deux ans seulement après leur rencontre, il lui arrive parfois de ne pas la connaitre assez bien. De manquer quelque chose. Une relation rapide, une relation créée avec rien d’autre que leurs mots et leurs caresses. Aucun regret pour lui, seulement des “et si”. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il est heureux d’être tombé sur elle. Content d’avoir fait le pingouin une soirée entière, enfermé dans un costume bon marché, le sourire à l’affut du moindre invité à sustenter. Un extra sur sa paye qui avait changé sa vie. Deux yeux bruns, un sourire désarmant, et voilà qu’il se retrouve là, à attendre que la jeune femme se décharge de son sac pour venir le saluer. Sa main semble bien fine dans la sienne et aussitôt attrapée, il l’attire vers lui d’un coup sec afin de venir enrouler son autre bras autour d’elle, l’enlaçant avec douceur mais fermeté. Elle l’embrasse, il sourit plus encore. Elle se détend, il ressert son étreinte. Elle souffle, il soupir. Il sait. Ses muscles tendus, son regard sans étoile, son sourire évanouit. Il sait qu’elle n’a rien trouvé et qu’elle n’en peut plus. Si ça ne tenait qu’à lui, il aurait déjà frappé quelques portes pour s’assurer de la voir trouver son bonheur au plus vite, lui l’homme sans grand impact sur cette micro société et qui pourtant crève le ciel de son ambition. Mais elle avait balayé l’idée de leur tête très vite. Ça ne regarde qu’elle, il n’a pas à s’en mêler, ce sont ses histoires de famille. Très bien. Elle semble se détendre et lui demande quand même, parce que c’est ce qu’il doit faire. La réponse est celle qu’il attend, pas de surprise. « Crois moi, tu n’es pas la seule. » Les parents Lennox, une blague savamment orchestré. Héritière c’est bien, héritière obligé de suivre les choix et les dire des paternel, beaucoup moins. Ils commencent à leur pourrir la vie, ce qui le fatigue. Plutôt que de pester avec lui, elle préfère rejoindre le salon et… pester, à son propos. Rien de bien méchant mais le ton utilisé le fait tiquer. « Tu m’excuseras de ne pas avoir eu le temps de venir ranger les cartons entre deux rendez-vous. » À lui de répondre sèchement. Il n’apprécie guère qu’elle lui face des réflexions, surtout de ce genre. Trop mal habituée à la vie dans le luxe et l’opulence. Une princesse oui, une princesse face à une marrée de petits pois. « Et puis, je pourrais te poser la même question, ce n’est pas comme si tu étais très occupée. » Une cavalière, ça doit avoir le temps de faire d’autres trucs non ? Il a du mal à comprendre que l’on puisse gagner sa vie en montant à cheval, lui le gamin éduqué avec la soif de réussite et le respect du travail acharné. Un loisir oui, de quoi passer son temps pourquoi pas. Mais pas un emploi. Il la regarde, ses grands yeux la fixant elle avant de balayer le salon. « On s’en occupera plus tard, j’ai pas la tête à ça. » Pas la tête à se disputer. Pas la tête à agencer leur nouveau lieu de vie. Pas la tête à se prendre la tête sur l’emplacement de la bibliothèque et sur le choix des rideaux pour la pièce. Pas son truc tout ça. « On commande un truc où tu cuisines ? » 
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Frances Lennox

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MessageSujet: Re: silent storm + frances    Mar 14 Juil - 16:54

silent storm
ft adrian
Elle se trouvait bien dans ses bras, loin des problèmes. Et puis il lui a posé la question fatidique, et son havre de paix s'est envolé. Elle évoqua ses parents, seul obstacle entre elle et le bonheur, la réussite. Le bonheur de se marier à l'homme qu'elle aime, Adrian. La réussite, monter à cheval, gagner de nouveau des prix. « Crois moi, tu n’es pas la seule. » Elle lui lança un regard noir, l'interdisant silencieusement de continuer sur cette voix. Ses parents, elle était la seule à pouvoir s'en plaindre, qu'importe à quel point son fiancé les détestait. Et Frances se dirigea vers le salon, où elle découvrit la même mer de cartons inchangée. Elle lâcha un soupir, elle qui espérait pouvoir rentrer se reposer tranquillement chez elle. Raté. Elle le lui fait remarquer, il lui répond aussitôt. « Tu m’excuseras de ne pas avoir eu le temps de venir ranger les cartons entre deux rendez-vous. » Frances se fraya un chemin entre les cartons, tentant de rejoindre le canapé, seul meuble - ou presque - décorant la pièce. « Et puis, je pourrais te poser la même question, ce n’est pas comme si tu étais très occupée. » Elle s'affala sur le sofa, exténuée. La journée avait été mauvaise, et voilà qu'une scène se déroulait à la maison. Parfois, elle se demandait si elle faisait bien de s'apprêter à épouser Adrian, vu les problèmes que leur future union lui causait. Et puis elle le regardait, et retombait amoureuse de lui comme au premier jour. Oui, cela en valait la peine. Il en valait la peine. « Tu as des employés, toi, qui peuvent très bien faire ton travail. » lui répondit-elle sur le même ton. « Si je ne sors pas faire le tour des haras de la ville, personne n'ira le faire à ma place. » souligna-t-elle, vexée qu'il est insinué que son métier n'était pas aussi fatiguant que le sien. Or, Adrian passait sa journée devant son ordinateur, tandis que Frances se dépensait sur le dos de ses chevaux. Elle gagnait haut la main en ce qui concernait les boulots fatiguant. « On s’en occupera plus tard, j’ai pas la tête à ça. » Elle hocha la tête, acceptant la solution temporaire qu'on lui proposait. Tapotant la place à ses côtés, elle fit signe à Adrian de venir s'installer à ses côtés. « On commande un truc où tu cuisines ? » lui demanda-t-il alors qu'il se frayait à son tour un chemin en travers des piles de cartons. Frances croisa les bras sur sa poitrine, foudroyant alors Adrian du regard. « Comment veux-tu que je cuisine ? La plupart des ustensiles sont encore emballés ! » fit-elle alors remarqué en indiquant les différentes piles de cartons par de grands mouvements de bras. « Tu n'as qu'à appeler le chinois du coin, j'ai cru voir qu'ils livraient à domicile. » souffla-t-elle en se massant l'arrête du nez, tentant d'enlever toute cette pression qui l'accablait. Elle ne voulait pas se disputer avec Adrian, bien que celui-ci semblait faire exprès. « Sauf si tu préfères manger arabe. Encore. » insista-t-elle, lui indiquant subtilement qu'il valait mieux pour lui qu'il choisisse le menu asiatique.

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MessageSujet: Re: silent storm + frances    Mar 14 Juil - 17:53

silent storm
ft frances
D'un coup le corps mince emmitouflé dans ses bras s'évapore et deux yeux sombres viennent le faire taire. Ne pas critiquer les parents, une règle qu'il a bien du mal à suivre. Parce que ces gens l'insupportent, et qu'il a du mal à ne pas ouvrir sa grande gueule quand il en a envie. Un caractère fort, pas forcément toujours facile pour ses proches. Mais il ne dit rien, commencer une guerre avec sa fiancée n'est pas son but, pas ce soir. Il la regarde partir dans le salon plutôt, et s'installer à son aise. Petite princesse aux airs de fermière éreinté. L'un des rares défauts de son aimée que de n'avoir que des problèmes de riches, et de s'en plaindre. Lui, gamin élevé à la dure entre la rue et une sphère familiale miteuse, ne comprend pas que l'on puisse se plaindre d'un tel problème que de ne pas savoir où monter sur son poney. Si ça ne tenait qu'à lui, il lui aurait déjà foutu un enclos dans le jardin, à sa bestiole. Mais non, l'affaire se doit d'être un drame. Comme la paire de Gucci perdu dans le déménagement et dont il avait entendu parler pendant des jours et des jours. Parfois, il se demande si il parviendra à se faire à cette part d'elle même. Et puis il la regarde, et sait qu'elle est bien plus. Là cependant, la question ose repointer le bous de son nez. « Attends, tu te fous de ma gueule ? » L'homme fait quelque pas, hésitant à s'assoir, avant de se décider quant à sa position debout face à elle, se retenant de faire les cent pas, minimisant son état d'agacement. « Non mais bien sur, je vais dire à mes employés -qui sont au nombre de trois, dois-je te le rappeler ?- que je ne peux pas venir bosser parce que je dois ranger tes bougies et tes livres par ordre alphabétique ? » L'envie de gueuler se fait sentir, puissante. Mais il sait que rien de bon ne va en sortir, rien d'autre qu'une nuit dans la chambre d'amis pour l'un d'eux. Dans le meilleur des cas. Il ne remarque pas tout de suite son poing refermé sur lui même, trop occupé à se calmer dans un coin de la tête. Boule de nerfs sous hallucinogènes, prit à parti sans raison valable, injustice lui tombant sur le nez. « Très bien, alors on ne cuisine pas. Mais il va bien falloir qu'on s'occupe de ça un de ces jours. » Plus une suggestion. Une activité sympa à faire un weekend, tous les deux peu être. Histoire de passer du temps ensemble, de recréer cette complicité qui a tendance à s'effriter depuis quelques temps. Depuis leurs fiançailles et les réactions de certains proches. Prêt à se calmer, Adrian ne s'attend cependant pas à une nouvelle remarque de la part de sa compagne. Raté. Il la fixe un moment, comme buggé. Depuis quand s'en prend-t-elle à ses origines ? Elle qui n'a jamais posé de questions la dessus, sachant pertinemment qu'il n'est pas bavard quant à son passé. La colère monte, le dégout grimpe.  « Mais... » Il la regarde, incrédule.  « Mais c'est quoi ton problème putain ? T'as décidé de me faire chier ce soir ? » Ses poings se serrent, encore. Encore. Encore. La colère en lui se mue en violence et en incompréhension. Mais l'homme reste immobile, incapable de faire quoi que ce soit, trop engoncé dans sa rage. « Tu sais quoi Frances ? Oui, on va commander arabe, parce que j'en ai envie. Parce que j'ai passé ma journée dans les dossiers, et que j'ai envie de me détendre. Et qu'il me semble que je suis encore celui qui décide encore ici. Et toi tu vas me faire le plaisir de débarrasser la table de la salle à manger de tes foutus bouquins pour qu'on puisse s'installer convenablement. » L'homme, le mâle. Celui qu'on lui a apprit à être. Elle veut jouer avec ses origines ? Très bien, elle risque de ne pas être déçu.
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MessageSujet: Re: silent storm + frances    Mer 15 Juil - 12:22

silent storm
ft adrian
Elle avait fini par s'installer sur le sofa du salon, noyée sous les piles de cartons dues à leur récent emménagement. Et alors qu'elle ne désirait rien de plus que de se reposer tranquillement dans les bras de son fiancé, ce dernier semblait être d'humeur belliqueuse. « Attends, tu te fous de ma gueule ? » commença-t-il, alors qu'elle lui reprochait de ne pas s'être occupé du rangement. « Non mais bien sur, je vais dire à mes employés -qui sont au nombre de trois, dois-je te le rappeler ?- que je ne peux pas venir bosser parce que je dois ranger tes bougies et tes livres par ordre alphabétique ? » Frances haussa un sourcil, ne se démontant pas pour autant. D'un naturel impulsif, elle ne se défilait jamais lorsqu'une bataille se faisait sentir. « Tu peux bien prendre une journée de congé, que je sache ! Toi, au moins, tu as encore un emploi. » Elle appuyait là où ça faisait mal, sachant pertinemment qu'Adrian était aussi touché qu'elle par sa situation. « Et j'aimerais te rappeler que les cartons ne sont pas uniquement remplis de mes bouquins. Il y a aussi tes stupides CDs ! » commença-t-elle de s'emporter, avant de tenter de se calmer et de lui indiquer silencieusement de la rejoindre. Les cartons furent oubliés un temps, la dispute semblant alors fuir la pièce. Mais Adrian revint à grands galops, posant la fatidique question du dîner. Frances lui suggéra alors de se plier à ses attentes, soit choisir le menu qu'elle désirait. Certes par un sous-entendu mais tout de même, cet imbécile aurait pu faire ce qu'elle lui demandait, gentiment, en silence. « Mais c'est quoi ton problème putain ? T'as décidé de me faire chier ce soir ? » éclata-t-il, laissant sa fiancée incrédule. « Je te demande pardon ? » Son ton est froid, mais empli de colère. Frances, elle n'éclate jamais, préférant passer par cette froideur et ces piques qui font mal, touchant l'autre au bon endroit, au bon moment. Alors elle se tait quelques instants de plus, lui lançant un ultimatum secret : qu'il se retire et n’envenime pas plus les choses. « Tu sais quoi Frances ? Oui, on va commander arabe, parce que j'en ai envie. Parce que j'ai passé ma journée dans les dossiers, et que j'ai envie de me détendre. Et qu'il me semble que je suis encore celui qui décide encore ici. Et toi tu vas me faire le plaisir de débarrasser la table de la salle à manger de tes foutus bouquins pour qu'on puisse s'installer convenablement. » Elle haussa les sourcils, incrédule, surprise. Choquée. Pauvre de lui, qui a passé la journée derrière son bureau. Mais ce n'est pas cette partie qui choqua le plus la demoiselle. Frances se leva d'un bond, toute trace de clémence envolée. Elle était furieuse, énervée qu'il se la jouait machiste. Il savait qu'elle détestait ce comportement et pourtant, il ne pouvait jamais s'en empêcher. Chasser le naturel et il revient au galop. « Adrian, tu vas beaucoup trop loin ! » s'emporta-t-elle à son tour. « Tu crois vraiment que j'ai envie d'épouser un homme qui me prend pour son esclave ? Sa chienne ? » Elle criait à présent, son visage rougit par la colère. Les voisins risquaient d'entendre, mais elle s'en fichait. Avec tous les problèmes qui se tramaient dans sa vie, Adrian et cette dispute était la goutte qui faisait débordait le vase. « ET MERDE, ARRETE DE TE SENTIR COMME UNE VICTIME PARCE QUE JE N'AI PAS ENVIE DE MANGER LES PLATS QUE TA MERE T'AS FAIT BOUFFE TOUTE SON ENFANCE ! » La colère froide n'était plus, Frances hurlait à présent. Ce comportement ne lui ressemblait pas, mais la fatigue et l'angoisse combinée la rendaient folle. « MOI AUSSI J'AI SOUFFERT A CAUSE DE MES RACINES ! SUREMENT PLUS QUE TOI MEME, PUISQUE J'AI GRANDI DANS UN PUTAIN D'UNIVERS OU LES BLANCS SONT ROIS ! » Sa voix se cassait tant elle hurlait, des larmes avaient même commencé à couler le long de ses joues. Mais Frances n'y faisait pas attention. Voilà des semaines qu'elle emmagasinait toute sa frustration, elle avait juste besoin que tout cela sorte. Tant pis si Adrian en faisait les frais, il avait commencé après tout.

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MessageSujet: Re: silent storm + frances    Mer 15 Juil - 19:26

silent storm
ft frances
C'est l'incompréhension qui regne en maitre dans son esprit brouillé. Pourquoi s'en prend-elle à lui comme ça ? C'est quoi le problème ? L'homme n'est plus agacé non. L'énervement a prit le dessus. Lui qui a fait un effort, voilà comme il est récompensé. Pour avoir osé parler des problèmes les entourant. L'envie de la faire taire se fait de plus en plus pressante mais son esprit refuse d'entamer une quelconque action tant que tout n'est pas réfléchit. Ne pas reproduire les erreurs du passé, en aucun cas. Pas dans cette vie qu'il aime, avec cette femme qu'il adore. Un passé impensable, des erreurs qui n'existent plus. Une partie de sa personnalité complètement éradiquée. Et qui pourtant vient lui vriller les tempes alors que ses doigts blanchissent à force de se resserrer sur eux mêmes, comme pour retenir un quelconque geste. Une quelconque connerie. Mais sous les reproches, la jeune femme évoque ses peurs, ses inquiétudes. Ses failles. Lui le voit, et ne peut s'empêcher d'être désolé malgré l'impertinence de ses paroles et la dureté de son ton. Si c'est sur lui que tombe le venin, c'est sur elle même qu'elle frappe. Et sa, Adrian en est bien conscient. « Ce n'est pas moi qui menace de te foutre à la porte, ne t'en prends pas à moi. » Un ton froid, parce qu'il n'est pas prêt de laisser passer les remarques ainsi. Mais une colère sourde, parce qu'il sait qu'au fond elle ne le veut pas. Où alors, il se plante. « Il est hors de question de prendre un jour de congé pour ça. » Céder serait légitimer l'ultimatum des parents Lennox. Et ça, il en est hors de question. « Tu n'as qu'à demander à tes parents de venir le faire. Puisqu'ils veulent contrôler ta vie, pourquoi ne pas commencer par choisir ton tiroir à chaussettes ? » Ce n'est pas elle qu'il déteste. Ce sont ses parents, ses proches, et la société qui a inventé cette règle stupide stipulant qu'un homme non né d'une bonne famille ne peut s'enticher d'une femme du grand monde. Quand bien même le prince d'Angleterre épouse une roturière, il est mal vu que Frances Lennox se marie à Adrian Echolls. Un monde de fou. Et si un moment le calme revient dans la maison, la tempête se fait vite entendre. Le problème ? Le repas. Excédé, l'homme sort une connerie. Une erreur. La réaction ne se fait pas attendre et les paroles de Frances le touchent plus qu'il ne l'aurait cru. Des coups de couteaux dans sa peau mordorée. Voilà qu'elle remet en question leur mariage. Voilà qu'elle se met debout, qu'elle hurle. Voilà qu'il ne se retient plus. Voilà que pour la première fois de sa vie, Frances voit le véritable Adrian. Celui aux yeux fous, aux mains tremblantes. Il attrape son bras, comme pour la faire taire. Comme pour s'assurer qu'elle l'écoute, qu'elle ne fuit pas. Et si ses doigts sont trop serrés sur le membre fin, il s'en fiche. Il la gare près de lui, l'autre main crispée, interdite. Il gueule lui aussi. Tant pis pour les voisins, tant pis pour tout. La connerie va trop loin. « Tu veux m'apitoyer c'est ça ? T'es pas tombé sur le bon. » Son visage n'est plus le doux portrait qu'il arbore au quotidien. Il n'est plus que colère. « Si tu voulais faire ta princesse à la con, pourquoi ne pas être restée avec un de tes riches connard hein ? Plutôt que de venir me pourrir la vie avec tes problèmes à la con ?? » Soudain conscient de la force dans ses mains, l'homme la lâche, et recule un peu. Il sert le dents, tente de revenir sur terre. Il l'aime, il l'aime, il l'aime... Il revoit son adolescence, les flics de partout, les flingues et les rires. Il revoit sa misère à lui. Il revoit sa mère. Il a envie de hurler, il se retient. Il doit rester zen. Parce que sinon, l'autre va ressurgir. Ce merdeux terrible. Cet ancien lui. Et de ça, il n'en veut pas, surtout pas devant elle. Il reste ailleurs, parce que la regarder lui est insupportable à ce moment là. Sa voix soudainement très calme. « Tu vas commander une pizza. Et on va ranger le salon. Et après, t'iras te calmer chez tes parents.  » Imposant. Refusant le moindre refus. « Et je t'interdis de reparler de ma mère, tu m'entends ? » Parce que lui ne le fait jamais. Parce que c'est trop douloureux. Parce qu'elle ne comprendrait pas.
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MessageSujet: Re: silent storm + frances    Ven 17 Juil - 6:25

silent storm
ft adrian
L'incompréhension. Comment en étaient-ils arrivés à se hurler dessus alors qu'il y a à peine quelques minutes, Frances était tranquillement lovée dans les bras de son fiancé. Et voilà que le sujet critique de ses parents adoptifs fut mis sur le tapis, attaquant peu à peu les nerfs de la jeune femme. « Ce n'est pas moi qui menace de te foutre à la porte, ne t'en prends pas à moi. » Elle ne répondit pas, parce qu'il avait raison après tout. Il n'y était pour rien, lui, le beau fiancé qui supportait tous les problèmes causés par les (trop) riches Lennox. Et puis Frances râla sur l'empilement des cartons, proposant à Adrian qu'il prenne une journée de congé pour s'occuper du rangement. L'erreur. « Il est hors de question de prendre un jour de congé pour ça. » Elle détourna le regard, se mordant la lèvre pour ne pas répondre. « Tu n'as qu'à demander à tes parents de venir le faire. Puisqu'ils veulent contrôler ta vie, pourquoi ne pas commencer par choisir ton tiroir à chaussettes ? » Malgré elle, Frances ne peut s'empêcher de rire devant cette remarque. Parce qu'il a raison, ses parents veulent tout contrôler. Et ça ne l'étonnerait pas si sa mère débarquait un jour chez elle pour lui dicter le rangement de son tiroir à chaussettes. Alors Frances posa son regard sur Adrian, un faible sourire sur les lèvres. Elle vit la fin de la dispute, l'orage semblait être passé. Et puis, sans comprendre, elle se retrouva sur ses pieds, à hurler sur son fiancé. Elle évoquait son propre passé, et ses problèmes d'insertion dans la société des Hamptons. Elle n'en avait jamais parlé de ça, préférant garder ses problèmes pour elle. Et puis, au fond d'elle, elle savait qu'elle n'avait jamais vraiment souffert à cause de ses origines, sa famille s'était toujours assurée qu'elle soit l'une des leurs. Alors qu'elle se tait, elle le vit se lever à son tour. Mais Frances ne reconnaissait pas son Adrian, son homme aux yeux charmeurs et au sourire éclatant. L'homme en face d'elle semblait fou, avec ses yeux semblant ressortir de leurs orbites, et la violence marquant chacun de ses gestes. Elle recula d'un peu, soudain apeurée. Mais Adrian parvint à l'attraper violemment, serrant son bras si fort qu'il lui en fait mal. Frances ne trouvait plus les mots, son regard fixé sur le visage de son fiancé. « Tu veux m'apitoyer c'est ça ? T'es pas tombé sur le bon. » hurla-t-il à son tour. Frances ne bougeait plus, tétanisée. Devait-elle avoir peur, ou devait-elle s'inquiéter pour lui ? « Si tu voulais faire ta princesse à la con, pourquoi ne pas être restée avec un de tes riches connard hein ? Plutôt que de venir me pourrir la vie avec tes problèmes à la con ?? » Le choix fut fait, et la claque qu'elle lui asséna claqua dans toute la pièce. Il finit par la lâcher, et recula. Elle, sa main la brûlait. Alors qu'il se détournait d'elle, elle ne pouvait s'empêcher de le fixer, tentant de comprendre ce qui venait de se passer. Ce qu'ils venaient de faire, l'un comme l'autre. Le silence s'abattu alors sur eux, et les choses se calmèrent le temps d'un instant. Frances pensait que la gifle avait remis les idées d'Adrian en place, et qu'il était redevenu l'homme duquel elle était tombée amoureuse le premier jour. « Tu vas commander une pizza. Et on va ranger le salon. Et après, t'iras te calmer chez tes parents.  » Mais ce ne fut pas le cas. Il parlait encore de cette voix froide qu'elle détestait, lui donnant de nouveau des ordres. Frances souffla, la tempête n'était pas fini. « Tu sais quoi ? T'as raison. Je vais aller jouer à la princesse à la con, chez mes riches connards de parents. » Elle recula de quelques pas, s'apprêtant à quitter la pièce. « Ils seront trop heureux d'apprendre ce qu'il vient de se passer. » Et elle le fit. Frances quitta la pièce telle une furie, se précipitant dans l'entrée afin d'attraper une veste. « Et je t'interdis de reparler de ma mère, tu m'entends ? » lui crie-t-il depuis le salon. « Pourquoi donc ? Il va bien falloir que je la rencontre un jour, puisqu'on est censé se marier ! » lui répondit-elle depuis l'entrée, la main sur la poignée de la porte. « Enfin c'est ce qui était prévu... » souffla-t-elle en claquant la porte derrière elle.

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MessageSujet: Re: silent storm + frances    Dim 19 Juil - 9:36

silent storm
ft frances
L'homme est éreinté. Son sang semble bouillir en lui. Il ne veut plus de ça, plus jamas. Mais elle continue. Les cris se calment puis reviennent tel des balançoires en mouvement constant, baladées par des bourrasques violentes glaçant tout aux alentours. Il voudrait hurler mais s'en empêche. Il voudrait crever l'air d'un cri, se décharger de cette énergie négative qui l'étouffe. Il se retient, il se crispe, il étouffe l'ouragan. Il voudrait lui dire d'arrêter, mais elle ne semble pas prête à ça. Pas prête à s'imaginer le monstre qui sommeil en lui depuis tant d'années et n'attends qu'une chose. Se réveiller, et tout détruire sur son passage. Un appétit ravageur, un besoin constant de rejeter à l'air libre cette force qui l'anime. Elle le fait devenir ce monstre qu'il ne veut plus être. Elle, sa fiancée, cette douceur dont il aime à s'entourer devient la répugnante créature qu'il déteste voir se trimbaler en ville. Une personne qui ne pourrait pas comprendre l'orage dans ses yeux, qui ne le voit pas. Une personne comme des milliers, qu'il voudrait voir bruler lentement. Il sait qu'il lui fait mal. Il s'en fou. Il sait qu'il lui crache à la gueule des horreurs mais s'en balance. Tout ce qu'il veut c'est la faire taire, tout de suite. Il la lâche, et plutôt que de devenir l'animal docile qu'il attend qu'elle soit, la jeune femme le gifle. Le silence retombe un moment. Adrian n'arrive pas à croire ce qu'il vient de se passer. C'est la première fois qu'elle fait ça. C'est la première fois qu'une quelconque femme vient porter la main sur lui. Son corps meurt d'envie de répliquer, de lui faire passer l'envie de recommencer, mais bien vite l'image d'une Noor en sang étendue dans le salon le glace. Une nouvelle frustration que de ne pouvoir se déchainer, qui se mélange à l'inquiétude du dérapage. La dernière barrière contre sa folie. Il ne lui réponds même pas, trop concentré sur le fait de se retenir. En lutte contre lui même pour rester calme, pour ne pas craquer. Un combat qu'il parvient à gagner alors qu'elle s'éloigne. De ses parents il s'en fou, ils ne sont plus le problème désormais. La vérité c'est qu'elle n'est pas sur de vouloir de lui. Qu'un fossé entre eux deux c'est creusé. Ils avaient raison, tout ces cons. Le jardinier ne fini jamais avec la princesse, peu importe ses efforts. C'est pas un film disney qui se déroule devant lui mais une réalité bien plus triste, bien plus sombre. La question de Frances vient le sortir d'une torpeur de violence, et l'homme la fixe, d'abord interdit. « Ils ne viendront pas au mariage. » Sa voix lui semble si lointaine. Il voudrait se frapper d'être aussi vide subitement. L'image de ses parents se fait dans son esprit et il la rejette d'un battement de paupière. De toute façon le mariage risque de ne pas avoir lieu. C'est ce qu'elle veut après tout, n'est ce pas ? Adrian la regarde alors qu'elle se barre. La frustration finale. Dans un hurlement l'homme envoi son poing balader contre la première surface atteignable. C'est le mur qui trinque dans un bruit sourd. L'impact marque, preuve irréfutable de sa colère. Il le regarde un moment, hébété. C'est ce qui était destiné à Frances. Le sang les bleus les cris les pleurs tout lui revient d'un coup et l'homme retient son souffle. « Merde ! » En quelques pas il est à la porte, un grand coup et il l'ouvre, le regard fixé sur Frances qui est là, au bous de l'allée. « Frances ! » Lui vient à sa rencontre, pauvre toutou incapable de s'imaginer un instant de plus sans la jeune femme. « Alors quoi, on annule le mariage ? » Si ce n'est pas ce qu'il veut, la solution semble être celle préférée par la jeune femme qui lui fait face. « Et après, hein ? Tu vas les laisser te choisir un nouveau mec ? La maison qu'il te faut ? Le reste de ta carrière ? Peu être même qu'ils choisiront combien de gamin tu vas avoir et quels seront leurs noms. T'en as pas marre de sucre selon leurs règles ? » Une question qui lui tourne en rond dans la tête depuis des mois. « J'ai fais des efforts monstre pour toi. J'ai fais des sacrifices, j'ai changé. Tout ça pour toi, dans l'unique but de te mériter aux yeux de tes parents. » Il veut lui ouvrir les yeux sans vraiment savoir pourquoi. Pas pour la monter contre eux. Pour qu'elle arrête d'essayer de ne pas choisir son camp, peu être. « Alors maintenant si tu m'aimes, tu m'assumes. Sinon j'arrête, c'est fini. Je ne vais pas me pourrir la vie à essayer de plaire à des gens qui ont décidé de me détester le jour où ils ont vu mon visage. »
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