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 something to ask + malone

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MessageSujet: something to ask + malone   Dim 12 Juil - 18:46

something to ask
ft malone
Les yeux perdus devant lui, Adrian pense. L’esprit tiraillé entre le boulot, le mariage, le reste, il réfléchit à la suite de sa journée. Un déjeuner avec un pote, un rendez-vous avez un potentiel client, et une soirée avec sa fiancée. Journée normal pour un homme des plus normaux, non ? Pourtant quelque chose le rend nerveux. Une question, un service à demander. Il n’est plus très sur de lui d’un coup, plus sur de rien. Il ne semble plus se reconnaitre dans cette effervescence nouvelle qui l’entoure. C’est pourtant lui qui en a bavé pour arriver jusqu’à là. Le boulot, le mariage, le reste. Ses doigts crispés tapotent en rythme sur le comptoir du bar, QG habituel de ses rêveries alcoolisées depuis son arrivé dans les Hamptons. Quand bien même il aurait désormais les moyens d’aller ailleurs, c’est cet endroit qu’il aime. Un sanctuaire, son havre de paix et de tranquillité. L’endroit où il boit quelques gorgés de whisky avant de regarder sa montre. Malone est en retard, en retard de dix minutes. Pas grand chose pour n’importe qui d’autre, une torture pour un Adrian habitué à organiser tout au millimètre près. Il le sait pourtant, que son ami n’est jamais à l’heure. Mais la frustration est toujours là. Encore quelques minutes à attendre, et il aperçoit enfin le barbu entrer dans la pièce peu éclairée. Pas besoin de faire un signe, ni même de lui sourire comme pour lui démontrer qu’il l’attend. Les deux se connaissent assez pour savoir où se retrouver parmi le labyrinthe de tables plus ou moins pleines. Il attend que l’autre s’assoit, pose ses yeux fatigués sur lui. « T’es encore en retard mec. Je vais finir par venir te chercher à ton bureau si tu continues. » Une menace dans le vent alors qu’il s’imagine se déplacer dans les bureaux d’un Woodhull bien trop occupé pour parvenir à s’éclipser à temps. « Je te commande la même chose que d’habitude je suppose ? » Des habitudes, voilà ce qu’ils deviennent. Lui ça ne le dérange pas, lui il aime cette vie droite et rangé qu’il s’est construit. Les soirées avec les potes, les nuits avec Frances, les journées à enchainer les rendez-vous et les programmations. Loin de Chicago, de l’enfer. C’est par habitude qu’il ne bronche pas quand Malone s’assoit, et qu’il fait signe au serveur de venir remplir leurs verres à nouveau. C’est par habitude qu’il sourit de ce sourire en coin qu’il a apprit à apprivoiser. C’est cependant loin de toute habitude qu’il perd de sa confiance, qu’il se met à regarder droit devant lui comme pour se donner une contenance qui s’ébranle. « Avant qu’on mange, j’avais une question. » Il se tourne vers son ami, le regarde droit dans les yeux, le sonde. Allez, c’est pas grand chose après tout. « Je n’ai pas de témoins pour le mariage, ça te tente ? » Un sourire, moins sur, plus désolé. « Si ça ne tenait qu’à moi je ne me marierai pas. Mais tu vois, Frances elle y tient alors… » Une grimace. « C’est pas vrai, j’ai l’impression de parler comme une gamine qui a bouffé trop de contes de fées. Pourquoi tu as laissé tout ça m’arriver Woodhull ? » Un sourire, alors qu’il se détend. Il a beau minimiser la chose, lui aussi tient à ce mariage. C’est ce que font les gens qui s’aiment et veulent le gueuler à tous le monde, non ? En plus si ça peut faire crever le vieux Lennox, alors c’est chapeau. « Bref, tout ce que je te demande c’est d’enfiler un costard et de signer un papier. Ce serait dans tes cordes ? »  
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Malone Woodhull

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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Lun 13 Juil - 10:45

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« Monsieur Woodhull » - il se passe une main sur le visage, pousse un profond soupire, qui que soit le collaborateur, il sait déjà que la question qu'il s'apprête à lui poser lui casse vraiment les couilles. Malone porte son attention sur lui, le fixe du regard, attend – avec une patience relative – qu'il finisse par cracher le morceau. Le morceau met du temps à venir, c'est peut-être sa gueule kilométrique du mec qui en a franchement marre qui doit dissuader l'employé. Malone tente un sourire encourageant, autant dire que la tentative se révèle être un échec critique. L'autre se racle la gorge, sa pomme d'Adam refait la chorégraphie de la macarena tandis que Malone change d'humeur. S'il était agacé, il devient moqueur. Une envie de rire perce mais, plus encore, une envie de boire. Il jette un œil à sa superbe Rolex qui lui indique qu'il se fait vraiment tard. Que Gary – l'employé – ferait bien de mettre la gomme ou il ne sera plus là pour l'écouter énoncer la stratégie des prochains mois. Est-ce qu'il n'est entouré que de bras cassés ? Parce que les preuves qui affirment sont nombreuses. « Monsieur Woodhull, c'est à dire que... » bon sang, il pense – se relevant en attrapant sa veste qui reposait sur le dossier du siège et qui l'a fait pendant les trois dernières heures de cette réunion tardive. Il se dit qu'il faut absolument changer ces horaires pourris jusqu'à la moelle et envisager de se faire toute cette connerie en mode vidéoconférence. « Mettez en ordre toutes vos idées, Gary et ensuite... » - il précise qu'il faudrait plier le discours, aller droit au but plutôt qu'emprunter des sentiers sinueux  où le pauvre finit toujours par se paumé. Il n'est pas doué, Gary mais, Malone a accepté de lui donner sa chance. Le petit est diplômé du M.I.T. Il sort de la salle, c'est toujours le moment où son armée d'assistants se met en branle. Des requêtes par ci, des trucs à signer par là, il signe le premier truc qui lui passe sous la main sans même y jeter un seul regard, s'il se fait entuber, pas grave, il dira qu'il était trop lessivé pour lire. Excédé par les demandes, il finit par lancer : « Dites vous vivez ici ou quoi ? Prenez votre soirée, hein, on verra ça demain, il n'y a vraiment rien qui presse, si ? ». Ils hochent la tête en chœur comme les clebs que les plus dingos plantent dans leur bagnole (genre, pour décorer). « Bien. A demain alors ». Putain, il pense, en  desserrant sa cravate sans même prendre la peine d'enfiler à nouveau sa veste. Malone pénètre dans la cabine d'ascenseur, appuie sur le bouton du sous sol ( menant au parking) et attend que les étages soient descendus en fixant le sol ( surtout ces putains de chaussures qu'il compte troquer contre une paire de basket une fois qu'il aura atteint sa Bugatti).  Adrian va encore penser qu'il est toujours en retard ( ce qui n'est pas faux) alors que ça dépasse sa volonté ( ce qui n'est pas faux, aussi). (…) Lorsqu'il pose pieds dans le pub, il sait déjà où se diriger. C'est un rituel instauré par Adrian ( maniaque du contrôle sur les bords). Il s'installe toujours sur les mêmes sièges, commandent toujours le même genre d'alcool, se plantent plus ou moins toujours autour des mêmes sujets. Parait que l'amour, ça rend fada. Ça, il a tendance à le remarquer plus que de coutume ( et de mesure) ces derniers temps. Adrian se fait toujours porte parole des battements de cœur et autre mièvrerie de petite minette. Un sourire lui fend les lippes tandis qu'il se dirige droit vers son ami, déjà bien installé. Il prend ses aises pendant que son pote lui commande un verre. «  Balance la sauce, mon chou, tu commences à m'faire flipper avec ton regard fixe d'Mérou ». Il pose ses avant-bras dénudés sur la table, se penche légèrement plus en avant. Fin prêt à recevoir n'importe quelle nouvelle. Que ce soit la mort d'un chien, le changement climatique menant à la fin du monde ou la perte d'une masse considérable de thunes. Fin prêt, vraiment. Il essaye, difficilement c'est vrai, de se contenir lorsqu'Adrian finit par le mettre au parfum. « Si tu t'mets à me chier des paillettes, je te désavoue » - crache Malone, un énorme sourire aux lèvres. S'il n'avait pas l'intention de serrer son grand pote dans ses bras, il étend le bras suffisamment pour que sa main s'agrippe à la nuque d'Echolls. Il le secoue un peu avant de le lâcher, plein d'enthousiasme. « Dans mes cordes ? J'ai été sniper pendant sept ans. J'suis capable d'atteindre une cible s'situant à une distance d'plus de 500 mètres, les yeux fermés »  - il lance ça bien plus pour lui faire comprendre qu'il faut arrêter de sous estimer ses compétences. Il poursuit en riant, «  j'enfilerai l'plus beau des costards d'mon dressing rien que pour ta belle gueule, chéri ». Au fond,  il est juste honoré d'avoir été choisi. Il étouffe son rire pour mieux reprendre son sérieux. Il boit une gorgée du verre qu'on a déposé face à lui : « Évidemment que j'accepte. Tu vois, c'était pas si dur de le demander ? » - taquin, il savait quelque part que le rôle lui reviendrait. « Bon, j'imagine que le vieux Lennox va se manger un bel infarctus en apprenant la nouvelle ». En soi, déjà, c'est une bonne nouvelle. « D'ailleurs, ça va, il avale la pilule ou ? Vu que tout ce mariage, c'est surtout Frances qui y tient » - son ton, lui, est sans équivoque, il souligne bien qu'il n'y croit pas un mot.

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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Lun 13 Juil - 11:50

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Il ne sait pas trop pourquoi, mais c’est Malone qui est apparu dans son esprit quand il a fallut penser à un témoin. Parmi tout ses potes, c’est celui-là qui lui semble le plus apte à remplir le rôle. Parce qu’ils sont toujours là l’un pour l’autre, qu’ils se connaissent sans trop en savoir et que ça leur suffit. Depuis combien de temps connait-il le brun déjà ? Il ne s’en souvient plus, il s’en fou un peu. Quand ils se sont rencontré, l’autre n’avait pas encore créé sa boite et lui était encore jardinier. Deux gamins parti de nul part pour en arriver là. Adrian le sait, Malone cache des trucs. Mais lui aussi. Alors leur relation lui suffit. Ils se font confiance parce qu’ils savent que rien n’est rose chez eux. Deux têtes brulés avides d’un pouvoir qu’il se construisent, le pouvoir de l’argent. Choisir Woodhull, c’est lui montrer qu’il tient à lui au moins un peu. Une preuve d’amitié dont ils n’ont pas besoin, mais qu’il fait quand même. Parce que de toute façon, il n’a aucune famille à qui demander. Pas d’ami d’enfance à embarquer la dedans. Personne d’autre que les gens d’ici, ses potes. Des gens en qui il a plus où moins confiances, et qui font l’affaire. Une nouvelle vie, distante de lui même mais qui présente étonnement bien. Un changement radical face à celui qu’il a été. Malone, c’est le choix sur, c’est le choix sans prise de tête derrière. Et puis Frances l’aime bien, alors ça l’arrange lui. Poser la question cependant le rend nerveux. Parce que ça rend le mariage bien plus sérieux déjà. Plus moyen de s’échapper une fois que tout est prêt, plus aucune chance de faire machine arrière une fois les proches impliqués. Parce qu’il n’a pas envie de passer pour un sentimental, et pourtant. Ce mariage, il en a envie lui aussi. Il est surement le seul mec parmi ses potes à vouloir un peu de stabilité dans sa relation. Se pavaner, sa sublime femme au bras, n’est-ce pas la la preuve ultime de sa réussite ? C’en est le modèle type. Comme dans les films. « Tu sais ce qu’il te dit le mérou ? » Pourquoi lui demander à lui, déjà ? Adrian soupire. Il devait s’y attendre après tout. Malone est Malone, c’est pour ça qu’il l’apprécie. Lui et sa Rolex, sa Bucatti, sa barbe et son humour un peu douteux. Il lui pose la question, plus nerveux que prévu, parce qu’il sait que ça signifie la fin de son célibat. Plus même que l’acte du mariage, que la demande faite quelques mois auparavant. L’organisation, et l’implication des proches, c’est la preuve que c’est fait. La preuve d’une corde de soie à son cou. Une corde qu’il chéri. Ses doigts agrippent son nouveau verre, il vise son pote histoire d’avoir une réponse. L’autre enchaine les vannes et les menaces, du Malone typique. Ses gestes trahissent sa parole, il a l’air content. Ça rassure le brun. « J’l’épouse Rambo, je te demande pas de la descendre t’es gentil. » Il rigole, l’image d’un Malone en peintures de guerre dans la tête. « C’est trop aimable Woodhull, je te revaudrais ça. » Il le regarde puis son verre, puis à nouveau lui. « Je m’arrangerai pour choisir les demoiselles d’honneur, que tu aies de quoi t’amuser. Ne me remercie pas. » Une insinuation, une voix rieuse, un sous entendu. Une question muette surtout. Une curiosité quant à la vie sentimentale de son pote. Pas qu’ils parlent nana à chaque fois, mais il n’a plus eu de nouvelles des conquêtes de l’autre depuis un moment. S’est-il rangé ? Pas le temps de savoir que déjà Malone met les pieds dans le plat en ouvrant le sujet épineux de la famille Lennox. Le sourire d’Adrian s’échappe quelque peu, mais il garde toute sa contenance. Cette discussion, il l’a déjà eu des dizaines de fois. « Tu parles, il est plus en forme que jamais. Il va finir par tous nous enterrer le con. » Et adieu l’héritage, bien sur. Non pas que ce soit la seule raison d’épouser Frances -loin de là- mais ce petit plus pourrait avoir un doux gout de bonheur dans un futur proche. « Le gars est tellement heureux de voir un musulman devenir son beau fils qu’il oblige sa fille à se trouver un nouvel écurie, c’est chouette hein ? » Passant à coté de l'insinuation de son pote, il part sur les fameux sujets. Des sujets qui coincent, qui font élever les voix dans la demeure du couple pourtant heureux. « Ce connard la fait choisir entre son job et moi, t’y crois ? C’est pas comme si j’étais qu’un pauvre employé à la tronche en biais, indigne de sa fille pourtant. » Un regard en coin vers l’autre, un doigt vers lui, les autres autour de son verre. « Non, ne réponds pas à ça, je te connais. » Prêt à encaisser la vanne, à moitié en train de sourire; à moitié en train de tuer Lennox dans son esprit très imaginatif. Pas comme si Adrian avait bossé dur pour être digne d’elle. 
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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Lun 13 Juil - 14:06

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Adrian c'est quelqu'un que Malone estime. Malone n'estime pas grand monde, autant préciser que ce n'est jamais au premier regard. S'il jauge bien et est bon juge, il ne juge pas particulièrement surtout pas sur les apparences. La première fois qu'il a croisé Malone, il a su quelque part, que c'était pas qu'un gamin fade. Il a su que ça mènerait quelque part. S'il avait su que ça le mènerait à enfiler un costume foncé, avec une fleur sur le devant, il aurait peut-être pensé à faire marche arrière. Quoiqu'il en soit, Adrian a su gagner son respect et plus étonnant encore, sa confiance. La confiance d'Woodhull est une denrée rare que seuls les plus méritant arrivent à croquer. Ils ne connaissent rien de leur terrain passé mais ça tombe bien, ils ne connaissent rien de leur terrain à venir et à choisir, il préfère valider Adrian dont il ne sait rien plutôt qu'un individu lambda dont il saurait tout. Disons, que ça facilite les décisions. Ça racle le côté sentimentaliste. D'ailleurs, Woodhull remercie constamment Echolls de lui épargner les colifichets niais ( mais malheureusement pas les romantiques). « Ouai – mais maintenant, t'sais de quoi je suis capable alors... alors, si le vioc ou la fiancée – je l'aime bien, hein – finissent par te péter les burnes... »- il boit une autre gorgée de son breuvage tandis qu'il cherche sur le visage de son pote la moindre trace de doute. Et à dire vrai, du doute, il en voit partout. Il se passe une main dans ses cheveux, discipline une mèche rebelle – en vérité, il y fout davantage de rébellion -. Parler de ce qu'il ne connaît pas, généralement, il ne préfère pas, Malone. Le mariage,  en revanche, est un sujet qu'il maîtrise, il ne sait pas s'il a déjà évoqué son union ratée à son ami, pas plus s'il lui a déjà raconté ses derniers plans cul. Seulement Adrian s'apprête à intégrer la secte sélective des mecs ferrés, une fois dedans, les chances de survie sont minimes ( et les missions sauvetage, elles, foireuses). Il lui faut du soutien. Il rit, pas tant parce que la réplique de son pote est hilarante mais plus parce qu'il connaît la chanson, il pourrait l'aider à maîtriser les paroles et lui donner des cours de solfège, à l'occasion. « Les joies du mariage, mon grand et c'est que le commencement » - il lève son verre en l'honneur de son pote, le repose une fois vide. Il hèle un employé histoire qu'on lui en amène deux autres ( il anticipe , sachant parfaitement que son musulman de pote aura bien besoin de noyer son anxiété quelque part dans du whisky). « Lennox est un républicain ,capitaliste, chauviniste slash enfoiré de merdeux plein de thunes autrement dit, un sale con avec du pouvoir qu'il faut que t'arrives à te mettre dans la poche. » Évidemment, il évite de préciser que ç'aurait été plus facile s'il n'en baisait pas la fille. Ou il aurait fallu , au moins, que sa sale gueule d'arable soit originaire du Qatar et qu'il porte un patronyme en  Al machin. « Je sais pas ce que ça vaut  mais, j'ai déjà donné et, ça finit toujours par s'arranger » - ça s'arrange toujours, entre les quatre murs d'un cabinet d'avocat ou ceux d'une chambre à coucher. Il penche la tête, Malone tente de visualiser à quelle catégorie appartient Adrian. Sa cervelle est en mode économie d'énergie, la réponse viendra plus tard ( quand il s'y attendra le moins). « De toute façon, considère qu'il faut toujours un bon vieux ultimatum pour redéfinir les priorités » - peut-être qu'avec un peu de chance, elle choisira de vivre d'amour et d'eau fraîche avant de se rendre compte que l'amour ne suffit pas. Surtout avec un père qui pèse aussi lourd. La serveuse débarque et avant qu'elle ne se tire subvenir aux besoins d'autres péquenauds, il tente de jouer un coup. « On va changer de sujet, Echolls parce que je tiens à ta cervelle et je m'en voudrais qu'elle te sorte par tous les orifices dans la prochaine heure. Tu veux béquer quelque chose et me parler du dernier con que t'as viré ? ».Ou très bien poursuivre la conversation, il écoutera parce que, c'est à ça que servent les potes.


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Dernière édition par Malone Woodhull le Mar 14 Juil - 14:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Mar 14 Juil - 12:59

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L'odeur du bar commence à lui donner faim. La friture, la bouffe bien grasse, il y a un peu de tout dans la pièce mal aérée. Une ambiance pesante, qui rassure pourtant. Une atmosphère qui ne ressemble en rien à l'habituelle légèreté de la ville. Un truc différent, un truc un peu sale et graveleux. Bien fréquenté, mais toujours différent. Un placébo efficace pour lui et pour ce Chicago qui lui manque encore et toujours. Un souffle de normalité entre les montres de luxes et les cafés hors de prix. « C’est sympa vieux, je m’en souviendrai le jour où j’aurai un meurtre à planifier. » Un sourire mince. Jusqu’alors Adrian ne savait rien de ce passé de GI Joe qu’avait eu l’autre gars. Des choses qu’il ne sait pas, il y en a des tas. Il ne pose pas de questions, se contentant d’écouter et d’emmagasiner les infos comme un disque dur. Un disque dur prêt à encaisser la surchauffe, avide de toujours plus d’informations. « Taré. » S’oblige-t-il à rajouter, comme pour ponctuer sa phrase. Malone est bizarre. Sympa, comme tout droit arrivé d’une autre planète. Le pote parfait pour Adrian en somme. Simplement difficile à proprement analyser. La frontière de la blague et du réel est parfois fine chez lui. Une limite entre la folie et la normalité leur permettant de se perdre dans des délires toujours plus sérieux. L’homme regarde son verre arriver, tenté de l’avaler en deux deux comme le précédent. Il se retient pourtant, désireux de garder la tête sur les épaules. Pas envie de voir Frances en colère en le voyant tituber. Il se doit de faire gaffe à son image, de rester impeccable. Le mythe du chevalier blanc qui se doit de garder son manteau immaculé. Une image grossière mais nécessaire dans sa condition. L’autre sort une remarque qui le fait tiquer et le brun relève les yeux vers lui, les sourcils plus froncés que d’habitude. « T’en sais quoi toi ? » La question lui semble évidente d’un coup et il sourit, parce que l’idée l’amuse. « Non.. Ne me dis pas qu’un ours comme toi s’est déjà vu passer la bague au doigt ?  Et après c’est moi le petit romantique à deux balles ? » Oui pour être amusé, il l’est. « Dis moi tout, tu portais un costume trois pièces ? Cravate ou noeud papillon ? Tu as chialé ? » La complète, parce qu’Adrian adore emmerder le plus jeune. Un garçon à l’image si carrée et qui pourtant cache bien des choses. Alors oui, le sujet repart sur le père Lennox, mais le brun n’efface pas l’image de son ami attendant sa bien aimée à l’autre bous de l’autel, les yeux humides, de sa tête. « Ouais mais t’es marrant toi, se le mettre dans la poche. C’est pas en lui faisant les yeux doux que ça va marcher. » Technique usée et abusée avec malice pour la fille, il n’est pas sur que le père soit aussi réceptif. Il préfère ne même pas se le figurer, de peur de ne plus pouvoir dormir de la semaine. Et puis le mot ultimatum arrive dans la conversation, et Adrian sent ses mâchoires se serrer. Il a beau jouer le dur, l’idée d’arracher sa fiancée à sa passion ne lui plait guère. Elle ne mérite pas d’être traité ainsi, une épée de damoclès jugeant le moindre de ses choix déjà savamment orchestré avec brio par le duo parental. « J’ai pas l’air con si elle choisi ses vieux et leurs putains de canassons. » Des bestioles à finir en steak, voilà ce qu’il en pense. Au lieu de ça il acquiesce lorsque l’autre change de sujet, avale quelques maigres gorgés du liquide ambré, et repose son verre. « Trop aimable Woodhull. » Un regard, puis de retour les yeux devant lui, faussement pensif. Il sait ce qu’il va manger, il choisi toujours la même chose. Pas très surprenant comme mec ? Il sait que beaucoup trop de choses ne vont pas rond chez lui, il rééquilibre la balance. Il fait des trucs normaux pour zapper l’anormal, un stratagème ayant fait ses preuves jusque là. « Je ne vire personne, j’suis en pleine expansion mon gars. » Un sourire entendu. L’argent commence à tomber. Assez pour avoir permis l’achat d’une maison prêt de la mer. Lui, une putain de maison. Dans les Hamptons. Et sa fiancée pour l’habiter avec lui. Merde à son père le traitant de moins que rien, sur le perron de son enfance. « Par contre j’en ai entendu une bien bonne. Joe, le commercial qui s’occupe de prospecter. Il veut passer associer, t’y crois toi ? -Oh, et je vais prendre un burger, merci pour l’invitation. » Pas gêné pour un sous. Après tout, Malone a du fric non ?
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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Mar 14 Juil - 17:57

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« Les expansions ça se fête toujours, si tu veux mon avis » - il crache, orientant son attention sur la serveuse, préférant finir la commande avant de répondre proprement à son ami : « Vous avez entendu le nabab ? Deux burgers – et deux bouteilles de bière , de la brune, merci », évidemment, qu'il va payer. Toutefois ce sera bien la première fois qu'il ne s'attendra pas à sauter la pucelle. La demoiselle s'éloigne en roulant des hanches pendant que Malone ne perd pas une miette du spectacle. Après s'être bien rincé l’œil, il en revient à Adrian. « Joe associé ? On est dans les Hamptons, tu lui diras que c'est pas pour rien que c'est l'une des capitales du rêve et qu'il peut encore s'exercer à rêver jusqu'à ce qu'il lui pousse un bourrichon et quelques compétences  » - il est moqueur, Malone mais il n'y a pourtant pas si longtemps, il avait tout d'un Joe, Adrian aussi. Il s'appuie davantage sur la table, en ce demandant l'espace de quelques secondes, s'il devrait raconter les détails croustillants du jour où, il a fait la pire connerie de sa vie. Parce que les détails relèvent d'un film de série B  - le genre où le spectateur pourrait s'attendre à ce qu'une nuée d'abeilles géantes fasse son apparition à n'importe quel moment du film (généralement, au petit matin, dans une chambre d’hôtel miteuse). « Ce soir, on devrait tout fêter » - il lance ça en y ajoutant l'oeil chafouin du mec prêt à tout ( y compris à payer quelques danses dans un endroit autrement plus célèbre avec  relativement, les mêmes fréquentations. Peut-être aussi le privilège de ne pas se choper une MST rien qu'en posant les yeux sur une des strippeuses). « Fêter ma promotion récente au rang de témoin » son propre frère trouverait des réticences à le choisir, c'est un miracle en soi. « Fêter ta nouvelle baraque en bord de mer » il ajoute, en clignant des sourcils, ça lui file un air con, au passage. « Fêter la vie et ses tournures inattendues qui t'ont filé une fiancée en or » - mais un futur beau-père de merde. C'est vraiment pas pour lui, l'enthousiasme des insouciants, des optimistes. Ce qui est pour lui, c'est le fond du verre qu'il agrippe à nouveau et dont il boit le contenu. « Tu as vu juste, j'ai déjà donné » - il baisse le ton,  commence à chuchoter les paroles comme s'il s'agit d'une histoire, d'un secret gardé au creux d'un arbre ou au delà d'un coin planqué par delà des montagnes enneigées (  le blabla poétique ça n'a pas l'air d'être son truc également). « Costume aucune pièce»,  ça existe, c'est d'ailleurs comme toutes les inventions asiatiques, ça se tape la tronche décadente d'un rubik's cube : « t-shirt sale », à l'époque il trouvait pas le tableau aussi marrant, le fait est qu'à cet instant précis – six putains de longues années plus tard – ça l'est : « j'ai pas chialé mais si tu veux mon avis, l'Elvis qui a officié n'était pas loin d'avoir la larme à l'oeil ». Las Vegas, le saint lieu de tous les jeunes cons, sans horizon, qui croient malheureusement que l'amour c'est pour la vie. Pas qu'Adrian soit con, de toute évidence. Le sourire dont il ne se départissait pas s'efface alors. Malone reprend son sérieux, tout en se passant une main dans la barbe. « Si tu y tiens vraiment, faut t'accrocher » - l'expérience parle à nouveau, dans des inflexions graves. Malone expert en procédure de divorce, en noyade de peine de cœur dans des litres et des litres d'éthanol, en légitimation de ravalements de façade des nouveaux conjoints et tout le blabla qui explique , in fine,  une belle injonction. Le passé, ça reste derrière. Il y a toujours une bonne raison à tout. Même aux emmerdes. La serveuse est de retour, avec les bières bien fraîches, précise qu'elle rapportera le reste lorsque la commande sera prête, fait trois petits tours puis s'en va. La norme. Il tend le bras, délaisse le verre vide. «  A te côtoyer, Adrian, j'ai remarqué une chose » - Woodhull marque un temps de pause, puis reprend. « T'aimes bien noyer le poisson dans l'eau, retiens juste que c'est néfaste même si je serai le dernier à t'empêcher de le faire ». Il boit (encore), les années ont démontré sa résistance occulte à l'alcool.


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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Mar 14 Juil - 22:55

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Adrian attrape son verre, pour de bon cette fois, et en bois longuement quelques gorgées. Sentir l'alcool passer dans sa gorge, tout bruler sur son passage. Voilà une bonne raison de sortir. Ça, et la compagnie de l'autre gars. « Avec toi tout ce fête. » Une remarque parmi tant d'autres, pourtant bien vrai. Un sourcil se lève alors que Malone commande le repas. Nabab, sérieux ? Sur le coup, l'homme ne sait pas si il doit frapper l'autre ou applaudir sa simili culture. « Les nabab sont des indiens, abruti. » Non pas que l'autre devrait savoir quels sont ses origines, mais Adrian ne voit pas vraiment son ami le prendre pour un indien. Sa peau est basanée certes, mais elle est encore trop claire pour cette Asie du sud qu'on tente la de lui attribuer. L'autre préfère regarder le postérieur de la serveuse, et sans même y réfléchir Adrian en fait de même. Un truc que certains font quand leur attention est happée par les formes d'une demoiselle. Un sourire léger au coin de ses lèvres, et il reprend son verre pour le vider, conscient qu'un autre arrive au galop. Il sourit alors que l'autre s'emmêle les pinceaux, l'air très sérieux. « Tu as conscience de l'inexactitude totale de ta phrase pauvre ivrogne ? Le bourrichon, on le monte. Il ne pousse pas. Ça veut dire tête, crétin. » Adrian Bescherelles, protecteur de la grammaire depuis 1982. « J'ai beau lui dire que son rôle n'est pas si important, le con a bien comprit que sans lui on serait à la ramasse. Du coup je trouve des excuses plus ou moins bonne à chaque fois. » Des excuses du genre "l'entreprise est un hommage à mon père, je dois en rester le seul directeur" et autres sornettes qui lui viennent naturellement. Comme si il était né avec une capacité à mentir surdéveloppée. Pour l'instant il parvient à garder l'autre homme loin de toute responsabilité. Pas qu'il ne le trouve pas compétent non. Mais cette boite, elle est à lui. Surement le seul enfant qu'il n'aurait jamais. Une revanche sur les soirs de garde à vue, les mains dans les poches, le flic souriant en face, baladant sous ses yeux divers stupéfiants trouvé dans ses poches. De la misère au contrôle et à l'argent. Une jolie victoire. « Tu vois je te le disais, tu fais la fête pour tout. » Et hop, un nouveau sourire, plus lointain peu être. Pas que le regard de son ami l'inquiète, mais un peu quand même. Il ne sait pas ce qu'à l'autre en tête, et ça ne le rassure pas vraiment. Il acquiesce cependant face à la liste de choses à fêter de Malone, et ajoute. « C'est un programme qui me semble raisonnable. » Assez autocentré, mais tout de même agréable. Il s'occupera de Malone plus tard. Après tout, ce n'est pas lui qui va se marier. Non d'ailleurs, puisqu'il se met à raconter l'histoire de son premier mariage. Un mariage surement conclut par une rupture, au vue de sa tronche -et du fait, évident, qu'il soit célibataire. Adrian prend l'air désolé alors qu'il écoute son ami, allant même jusqu'à tapoter son épaule de manière fort virile pour ne pas que les lectrices ne se fassent des films dans leur tête, et tente sa voix la plus réconfortante possible. « C'est dingue mec... » Et le sourire jusqu'aux oreilles, la banane totale, qui prend le pas sur la pitié alors qu'il se retient de rire. « J'aurais tellement voulu voir une photo de toi et d'Elvis ce jour là. » L'image est hilarante. Parce que très loin du gars barbu, super costaud, et super dark face à lui. Le contraste est saisissant. Heureusement, la serveuse apporte les bière, lui donnant le temps de se calmer. De reprendre un air sérieux, puis énigmatique. « Je ne les noie pas les poissons moi, je les mange. » Une remarque débile, pourtant l'autre a bien comprit le sous entendu. Il préfère ne pas le relever, désireux de garder cette part sombre. Comme Batman quoi.
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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Mer 15 Juil - 10:51

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ft Adrian


S'il a la vue qui se brouille légèrement – tout juste de quoi flouter les contours du visage séraphin de son ami- , il n'en reste pas moins parfaitement maître de ses paroles ( approximativement, dirons-nous) et surtout, maître de ses pensées ( bien qu'elles soient légèrement étriquées,  sur le point même de devenir fantasques). « Connard » - il lâche, aucune répartie digne de ce nom ne lui venant. Il se distrait  avec la bouteille fraîche où s'est formée une buée  , des gouttes qu'il s'amuse – grandement – à chasser à l'aide de ses doigts. Sourire revient rejouer les gloires d'antan sur un  faciès qui dénote la fatigue. Un peu psychologique, beaucoup physique. Vingt-huit heures désormais qu'il n'a pas trouvé le sommeil. Les marchands de sable, de nos jours, ne sont plus que des vendeurs de misère, des arnaqueurs de premier ordre. Finalement, peut-être que ses pensées sont déjà bien atteintes. Il fait une digression, revient à ce qui a été dit plus tôt. Ça lui arrive, parfois, de ne comprendre qu'à retardement. Parait que c'est un mécanisme inconscient, un genre de stratagème, Freud (lui aussi barbu) appelait ça déni. Enjoué, Malone salue déni d'un mouvement de tête vague tandis qu'il porte sa pleine attention sur Adrian. Il est chiant, il pense, il relativise, rationalise, ,somme toute, nique tout. Echolls et lui sont similaires en bien des points, comme différents sur bien d'autres.  « Elvis, ha. C'est le genre de souvenir qu'on immole avant même de s'en rendre compte » - Etta n'est plus qu'un souvenir, plus qu'une rature dont il ne garde pas une très haute opinion, plus qu'une sensation dégueulasse qui s'accroche au cœur et qui remonte parfois pour atteindre le bord des lèvres en sa compagnie. Une sensation de nausée. Dont il s'affranchit en se répétant sans cesse qu'au fond, ça ne compte plus. Il décèle la lueur au fond des billes d'onyx de son pote, celle qui lui dit que tous les poissons ne se bouffent pas forcément. Il hausse les épaules. Malone n'a plus rien d'un idéaliste. S'il l'a été un jour, aujourd'hui, il se range auprès des mecs comme Echolls. Le monde appartient à ceux qui n'ont pas peur d'enfoncer quelques lames, de couper quelques têtes, de maculer les semelles de leurs chaussures italiennes nouvellement acquises et de leur filer la couleur d'un grand créateur français, rouge. Les vrais hommes ne sont pas des gonzesses mais des gonzes, à quelques lettres près. Il s'embrouille, Malone mais il tient bon. Les burgers arrivent à point nommé, au moment où il commençait presque à broyer du noir. La serveuse s'applique dans un mutisme bienvenue. Il attend qu'elle s'éloigne avant de ramener sa bosse en essayant de relancer une conversation qui s'étiole. Les sujets ne manquent pas. Les sujets qui ne touchent pas à l'espace personnel, surtout. Alors, pourquoi est-ce que c'est exactement ce genre de sujet qui lui brûle les lèvres, écorche sa langue ? En vérité, il pourrait passer une soirée entière avec Adrian sans piper mot, ça leur est déjà arrivé. C'est pas difficile lorsque les deux naturels frisent le taciturne. C'est pas difficile mais ce soir, plus que les autres, il a l'impression de marcher sur des œufs. Il pourrait s'en foutre royalement, du désarroi qui compose son acolyte. Tous les grands hommes ont leur part de secrets. Il en garde lui même quelques marques qu'il planque constamment.  Il aimerait alléger ses épaules de tous les fardeaux qui y gisent. Il ne le fera pas. Parce que c'est pas à lui de le faire. En tout cas, pas sans son consentement.« La vache , j'ai l'impression d'avoir plombé  l'ambiance à bout portant  » - il attrape son burger et mord dedans en essayant de ne pas en mettre partout. Raté, de la sauce a déjà atteint sa cravate desserrée. « Merde » il souffle, en la retirant avec la plus grande précaution. «  Tu peux m'expliquer à quoi ça sert ces machins ? » à part de nœud coulant. «  Je crains d'avoir oublié leur utilité là, rafraîchis ma mémoire » .


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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Mer 15 Juil - 17:26

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Les insultes, encore et toujours des insultes, le sourire aux lèvres. Une façon comme une autre de se prouver leur attachement que ces vulgarités balancées à la tronche de l'autre. Une façon de lui prouver qu'on le connait assez, qu'on l'aime bien quand même. Une insulte sans rage, c'est pas une insulte. C'est un mot d'amour. Parce que les hommes ça ne doit pas s'apprécier, du moins ça ne doit pas le dire. Un gars, c'est viril. Un pas de travers et l'on perd son statut de dominateur. C'est peu être pour ça qu'il se sent obligé de rigoler, de se payer la tête de son pote plutôt que de chercher à comprendre sa peine de coeur. Parce qu'ils auraient l'air con, à se taper le dos en se racontant des histoires d'amours à deux balles. C'est surement pour ça que Malone passe son temps à se foutre de la gueule d'Adrian. Il ne peut pas se permettre de montrer ses blessures. Machisme à la con. Adrian lui, il s'y fait. C'est comme ça, c'est tout. L'image d'un Elvis en feu le fait sourire, mais il ne se permet pas plus. Il voit que ce n'est pas forcément le meilleur sujet pour une blague. Il préfère se concentrer sur la bouffe qui arrive. Un sourire aux lèvres, il s'imagine déjà avaler le truc en quelques bouchées. Il tique cependant face à un détail. Pas grave, qu'il se dit. Dès que le plat est devant lui, l'homme retire avec douceur la pain du haut alors que Malone se jette sur son plat, se tachant au passage, ce qui fait rire Adrian. Lui prend le temps de retirer le bacon, avant de refermer le sandwich américain. Si il est tombé dans l'alcool malgré sa religion, il évite au possible d'avaler du porc. Plus par habitude, par respect qu'autre chose. Un détail qui fait constamment râler Frances ne sachant plus quoi inventer en cuisine, et qui inspire les meilleures railleries à un Malone souvent en forme sur les blagues limite racistes, mais oh combien drôles. « C'est pas grave gars, on va la nettoyer ta cravate. » La question de son pote le aise silencieux un moment. Bonne question. « J'en sais rien. C'est censé nous rendre plus classe mais je ne pense pas qu'une cravate Dingo ai un jour rendu quelqu'un classe. Peu être pour nous tuer plus vite ? » Tirer un peu et la tête part, bon concept. À travailler. Il met ça dans un coin de sa tête, attrape son hamburger et mord dedans, mangeant en silence un moment, troublé malgré tout par l'air triste de son pote, quelques instant plus tôt. Posant la bouffe après quelques bouchés, il attend d'avaler sa bouchée pour oser, le regard ailleurs. « Comment ça c'est fini ? » Si elle était morte, alors il n'avait pas l'air con. Mais d'un coup il a le besoin de savoir. Parce que son pote a l'air d'en avoir besoin. Et qu'au moins, ça détournera l'attention. Il ose le regarder, attend la réponse. « Si t'as pas envie d'en parler alors n'en parle pas hein. Mais c'est quand même con d'avoir une histoire géniale de t-shirt dégueulasse et d'Elvis au rabais -et encore, tu n'as pas eu le droit à Cupidon ?- et de ne pas pouvoir la raconter pour je ne sais quelle raison. » Un moyen de l'inciter à parler, même si lui même s'emmêle les pinceaux. Lui n'a pas envie de parler de lui, de son passé. Tout ce qui est arrivé avant 2006 n'existe pas. N'existe plus. Il n'y a plus rien que sa vie, ici, dans les Hamptons. Pourtant il ne peut empêcher quelques questions de revenir parfois, quelques incertitudes de planer. Rien que ses origines ethniques amènent les curieux et l'obligeront un jour surement à en révéler un peu sur lui même. Mais si certains détails sont acceptable, d'autres sont à oublier. Il préfère se taire plutôt que de mentir. Parce que mentir droit dans les yeux à ses gens là devient de plus en plus compliqué.
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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Jeu 16 Juil - 12:33

ASKHOLE
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Tous les hommes ont leur part de secret, surtout des parts d'ombre qui jettent un voile épais et pesant sur des souvenirs qui le sont tout autant. La vérité est effrayante, il le pense tout juste avant de porter la bouteille à ses lèvres. Il a peut être le regard qui se perd dans le vague, des secondes, des minutes où il retourne entre les quatre murs du cabinet d'avocat. Puis, des secondes , des minutes où il retourne là-bas, dans les montagnes afghanes. Il sent la chaleur de l'air , la touffeur jusque dans ses os, il a l'impression déroutante (surtout écœurante) de sentir les grains de poussières, de granite, venir se déposer sur sa langue. Il a presque envie de tousser, de cracher. Il serre le poing, il secoue la tête. Les véhicules qui avançaient sous un soleil de plomb sont remplacés par la gueule d'ange de son pote. Malone sourit, de ce sourire qui n'atteint pas les yeux. Il n'est plus vraiment d'humeur à déconner, à se laisser aller, à déblatérer de tout, surtout de rien qui puisse le mettre davantage à nu. Y'a comme l'équilibre qui se fait la malle et la sensation de ne pas en connaître assez, d'en avoir dit trop. S'il faut savoir une chose c'est que Malone est de ceux qui se tuent à nier, de ceux qui mettent un point d'honneur à ne pas s’épancher. Palabrer plus que de mesure c'est fournir à n'importe quel tordu des munitions pour vous faire mordre la poussière. Offrir des munitions , il a déjà donné. Déjà donné à cette salope racée d'Etta, aux avocats engagés, aux policiers. Il serre la mâchoire. Si ça s'est mal fini ? Pire, ça a été une catastrophe. Certainement pire que le Titanic, c'était lui le capitaine sur lequel tous le monde s'est mis d'accord. C'est évident qu'il ne veut pas en parler. S'il ne veut pas, il doit le faire. Parce que c'est lui qui a mis le sujet sur le tapis, lui qui a alimenté la conversation, lui et donc lui seul qui doit y mettre un terme. Comme il va toujours au bout de ses projets, qu'il en fait une obsession, il ira au bout. Il ira au bout, comme il le faut. Il pousse alors un soupire, dépose le burger sur l'assiette et pendant qu'il tend la main pour récupérer le morceau de bacon abandonné par Adrian, il poursuit :  « Ça s'est fini exactement comme tu l'imagines, en prenant l'adjectif minable comme descriptif ». Malone lève les mains en signe de reddition. Il ne racontera pas la fin parce que tout le monde sait que , les débuts sont meilleurs. Parce que ces débuts ont quelque chose de grisant, d'exaltant. Les débuts sont imprégnés d'enthousiasme alors que les fins, elles, sont cahoteuses, suintent l’essoufflement. « Elle s'appelait Etta » - il triture le morceau de bacon , qu'il est sûr de ne pas manger. Il s'occupe les mains pendant que sa mémoire , elle, est accaparée. Un pli d'amertume apparaît au niveau de ses lèvres ou du moins, s'accentue. Entre ses deux sourcils aussi. Il est contrarié. Malone change d'expression, une qui se veut plus enjouée. « Elle avait ce côté chaleureux, pétillant des femmes qui croquent la vie à pleines dents » - tandis qu'il était ce GI à la mine toujours grave qui voyait le verre toujours à moitié vide. « Mardi gras de la Nouvelle-Orléans , il y a exactement 7 ans » - il était jeune et con, très con. « Elle était infirmière. J'te vois venir, pas besoin d'évoquer le cliché que c'est » - l'infirmière qui tombe amoureuse du soldat, un classique. D'ailleurs, le romantique qu'est son pote risquerait de lui servir des insinuations graveleuses. Sans façon. « 6 mois, ça a duré 6 mois , la plupart du temps nous étions éloignés l'un de l'autre...disons qu'il aura fallu une soirée arrosée pour sceller le destin » - approximativement 2 bières et 5 shots de vodka. Pas grand chose, en soi. «  Elvis s'appelait en fait Gustav, c'était un immigré allemand qui avait traversé l'atlantique fort de rêves de gloire qui s'étaient vu réduits en cendre, il voulait devenir chanteur, puis acteur, puis présentateur télé ; évidemment, il n'avait ni le sexe, ni la carrure adéquate pour participer à un concours miss et comme il était trop vieux pour intégrer le casting de n'importe quelle télé réalité... » - il hausse les épaules : « il avait réussi à obtenir une licence et , il travaillait 7 jours sur 7, environ 18 h par jour à marier des péquenauds débarqués des étoiles plein les yeux ». Malone ne parle pas d'Etta. Pas besoin de connaître ces détails là. « Il était assis à côté de moi à la roulette ». C'est vrai que c'est une sacrée histoire. De celles qu'on raconte aux potes sur le point de passer le cap. « Tu ne serais pas sur le point de te marier et moi, pas sur le point d'être ton témoin, tu n'entendrais même pas le récit d'une période que je planque dans les archives ». Il s'empare de la tranche de bacon, la fourre dans sa bouche, finalement, il a changé d'avis. « Un seul conseil, prépare-toi à devoir toujours céder à ses volontés. Une femme n'accepte jamais les concessions sauf si elles vont dans son sens. C'est ça, qui a vraiment coincé, mon incapacité à accepter de lui déposer mes couilles sur un plateau ». Et s'il ne le dit pas à voix haute, son regard s'en charge : fais pas comme moi.


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MessageSujet: Re: something to ask + malone   Dim 19 Juil - 10:07

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Le sujet devient sérieux, les paroles viennent du coeur. Les deux hommes s'ouvrent l'un à l'autre. Ou plutôt non, Malone s'ouvre à un Adrian qui écoute, hésitant entre deux émotions, le cul entre deux chaises. Gêné de cette soudaine sincérité, touché par la confiance de l'autre. Un Malone qui brise cet accord tacite entre eux de silences et de secrets. Des informations qu'il ne veut pas vraiment, dont il se sent subitement redevable. Comme si il se devait de parler lui aussi, par devoir plus que par besoin. La confession de son ami le met mal à l'aise parce qu'elle change entièrement la dynamique entre eux deux et qu'il ne sait comment gérer ce changement soudain. Les deux murs s'effondrent pour montrer les humains en dessous. Sauf qu'Adrian ne montre pas l'humain, jamais. Une force, une faiblesse aussi. Un devoir pour lui et ses trop nombreux secrets. Mais Malone est son ami. Malone est surement la seule personne sur cette planète en position de recevoir ne serait-ce qu'un peu de ses confidences. Deux âmes égales aux souffrances cachées. Adrian il ne veut pas savoir si l'ex de Malone était une fille bien ou pas, si les choses se sont bien ou mal placé. Il veut juste savoir que l'autre s'ouvre à lui. Un cadeau qu'il lui est fait, et qu'il n'a pas le droit de refuser. Il regarde son plat, il n'en a plus vraiment envie sur le coup. Il pense. Il tente d'imaginer son pote avec cette fille. Il tente de se figurer le regard heureux, le sourire genet qu'il a du avoir en voyant la nana au bous de la maigre allée. L'allemand, le t-shirt dégueulasse, la salle décorée avec un gout très prononcé pour le kitch, tout ça il a. Mais la nana non, pas moyen de s'imaginer ça. Etta. Un fantôme. Le récit est douloureux pour les deux. Même Malone lui avoue ses doutes, cette confiance soudaine. Et Adrian qui ne dit rien, qui écoute l'histoire comme si elle n'était qu'une fiction. Mais non, la voix de l'autre s'est enrayée. Un bug dans la matrice. Il le laisse finir, incapable de faire le moindre commentaire, pas même pour se foutre de sa gueule. « J'ai enterré ma dernière copine. » C'est sorti tout seul. Il le regrette immédiatement, mais ne peut s'empêcher de l'assumer pourtant. Pas question d'en dire plus, Malone en sait déjà bien assez. Une compétition pour savoir quelle vie est la plus dramatique, voilà ce qu'il fait de la confidence de son ami. Comme pour la dédramatiser, comme pour effacer les quelques minutes venant de se dérouler. Un aveu qui n'en est pas un. Soudain Adrian attrape sa bière, comme de nouveau prit par un élan de vie. « Au fait, tu as vu le dernier match des Yankees ? Ces mecs sont des brunes franchement, rater une passe avec aussi peu de classe. » Le baseball, un bon sujet pour changer de sujet. « Frances voulait qu'on aille voir le match mais ses parents ont appelé au dernier moment, un problème avec un de leurs foutus canassons. Si ça ne tenait qu'à moi on seraient déjà barré en Europe elle et moi, loin de ces connards. Je sais pas, l'Italie ou l'Espagne, il parait que c'est beau. T'as déjà voyagé toi ? » Conversation bateau qu'il déteste. Mais plus encore il déteste l'idée de parler de lui, de son passé. Il doit fuir ses récentes confessions, très vite.
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